Lâorigine de la confiance, un pari implicite individuel La confiance relĂšve avant toute chose dâun sentiment individuel. Elle constitue en quelque sorte un pari sur lâavenir, comparable au pari de lâexistence de Dieu proposĂ© par Pascal au lecteur de ses PensĂ©es (1). Le lien entre foi et confiance est extrĂȘmement puissant, comme lâa soulignĂ© JĂ©rĂŽme Alexandre : « La foi est une simple extension de la confiance humaine. Ă lâinverse, il existe une dimension quasiment religieuse de la confiance dans certaines des expĂ©riences les plus courantes. » Cependant, le langage, qui conditionne les interactions entre les hommes, « ĂȘtres de dĂ©sir, ĂȘtres moraux liĂ©s les uns aux autres », porte en lui la difficultĂ© Ă faire Ă©merger la confiance. Car, selon les mots du philosophe Yvon Belaval (2), « les mots ont dâautant plus de sens quâils prĂȘtent Ă contresens ». Pour JĂ©rĂŽme Alexandre, la foi peut ĂȘtre placĂ©e sur le mĂȘme plan puisquâelle appartient au domaine de « lâinvisible, de lâinvĂ©rifiable » et que, par consĂ©quent, elle ne relĂšve pas du « savoir » mais du « croire ». JĂ©rĂŽme Alexandre approfondit la rĂ©flexion sur ...
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