Numéro 514 - mars 2012graph

RĂ©flexion

Le sentiment de confiance

Un chemin individuel et collectif d'ouverture aux autres

L’origine de la confiance, un pari implicite individuel  La confiance relĂšve avant toute chose d’un sentiment individuel. Elle constitue en quelque sorte un pari sur l’avenir, comparable au pari de l’existence de Dieu proposĂ© par Pascal au lecteur de ses PensĂ©es (1). Le lien entre foi et confiance est extrĂȘmement puissant, comme l’a soulignĂ© JĂ©rĂŽme Alexandre : « La foi est une simple extension de la confiance humaine. À l’inverse, il existe une dimension quasiment religieuse de la confiance dans certaines des expĂ©riences les plus courantes. » Cependant, le langage, qui conditionne les interactions entre les hommes, « ĂȘtres de dĂ©sir, ĂȘtres moraux liĂ©s les uns aux autres », porte en lui la difficultĂ© Ă  faire Ă©merger la confiance. Car, selon les mots du philosophe Yvon Belaval (2), « les mots ont d’autant plus de sens qu’ils prĂȘtent Ă  contresens ». Pour JĂ©rĂŽme Alexandre, la foi peut ĂȘtre placĂ©e sur le mĂȘme plan puisqu’elle appartient au domaine de « l’invisible, de l’invĂ©rifiable » et que, par consĂ©quent, elle ne relĂšve pas du « savoir » mais du « croire ». JĂ©rĂŽme Alexandre approfondit la rĂ©flexion sur ...

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