La recherche de lâefficience, de la performance constitue le quotidien de la gestion des Ă©tablissements publics de santĂ© : amĂ©liorer les organisations, affecter Ă bon escient les ressources rares, veiller Ă lâinvestissement productif.âNotre dossier retrace les expĂ©riences des hospitaliers, fidĂšle Ă lâobjectif de la revue de favoriser le parangonnage. Les initiatives ne manquent pas et lâAgence nationale dâappui Ă la performance des Ă©tablissements de santĂ© et mĂ©dico-sociaux (Anap) multiplie la communication sur ses actions, avec notamment les DeuxiĂšmes rencontres de la communautĂ© des projets performance le 28 novembre 2011 et le bilan, le 18 octobre 2011, du dispositif « 100 pĂŽles dâexcellence » engagĂ© en mars 2010.
ParallĂšlement a Ă©tĂ© lancĂ© le programme national « Performance hospitaliĂšre pour des achats responsables » (Phare) des Ă©tablissements de santĂ©, visant Ă gĂ©nĂ©rer en trois ans 910 millions dâeuros de gains sur les achats hospitaliers. Phare fera Ă©merger une fonction achats dans lâhĂŽpital, nouvelle Ă©tape aprĂšs les succĂšs du groupement UniHa initiĂ© par les centres hospitaliers universitaires (CHU).
Cette recherche de la performance ne doit cependant pas faire oublier lâaccompagnement des personnels et la prise en compte du risque psychosocial dans un contexte de fortes rĂ©organisations. De mĂȘme, lâefficience doit renvoyer Ă la pertinence des actes et des modes de prise en charge. LâĂ©quilibre financier ne doit pas cĂ©der aux sirĂšnes de la suractivitĂ©. Ă cet Ă©gard, les outils de pilotage de lâactivitĂ© qui doivent intervenir dans le cadre du nouveau schĂ©ma rĂ©gional dâorganisation des soins (Sros) et des futurs contrats pluriannuels dâobjectifs et de moyens (CPOM) pour remplacer les objectifs quantifiĂ©s dâactivitĂ© (Oqos) viennent Ă propos orienter vers une mesure plus qualitative de lâaction hospitaliĂšre.
Il nâest pas inutile de rappeler en effet les consĂ©quences potentielles dâun systĂšme de rĂ©munĂ©ration des Ă©tablissements par nature inflationniste :
- la tarification Ă lâactivitĂ© (T2A) segmente les prises en charge ;
- lâobjectif annuel dâactivitĂ© retenu par la loi de financement a conduit Ă des progressions minimales de 1,7 % puis 2 % dâactivitĂ© et Ă des baisses de tarifs ;
- les CPOM des Ă©tablissements fondent encore les retours Ă lâĂ©quilibre sur des progressions dâactivitĂ© ;
- les contrĂŽles de lâAssurance Maladie focalisĂ©s sur la qualitĂ© du codage et non sur la pertinence des actes.

