Numéro 511 - dĂ©cembre 2011dossier

RĂ©flexion

Les maisons des adolescents

Unité et diversité

S’il est une mission délicate mais juridiquement et socialement nécessaire, c’est bien l’accueil d’urgence des mineurs en danger ou en risque de l’être, admis au service de l’aide sociale à l’enfance au titre d’un accueil administratif (contractualisé avec les parents) ou judiciaire (prononcé par le juge des enfants). Le plus souvent dévolue aux établissements publics départementaux de protection de l’enfance, cette mission se révèle, chacun le sait, peu aisée à mettre en œuvre.

Né à la fin des années 90 au Havre, le « phénomène » des maisons des adolescents (MDA) s’est étendu au cours de la dernière décennie pour aboutir au 15 novembre 2011 à 81 MDA représentant 111 sites d’accueil pour adolescents – certaines MDA exerçant leur activité sur plusieurs sites – répartis sur 69 départements, DOM-TOM inclus (y compris la Polynésie française à Tahiti et plus récemment Mayotte). Un concept qui a trouvé des défenseurs Douze ans après la première MDA, il convient de s’interroger sur l’ampleur de ce dispositif et sur son succès, liés en grande partie aux relais dont il a bénéficié au plan national, en particulier auprès des deux défenseurs des enfants successives (Claire Brisset et Dominique Versini), ainsi qu’auprès de la Fondation hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France en la personne de sa présidente, Bernadette Chirac (voir interview p. 638). Difficile de définir une maison des adolescents tant les dispositifs peuvent être différents et hétérogènes. La charte de l’Association nationale des MDA(1) évoque « des dispositifs créés […] afin de favoriser l’accès aux aides, accompagnements et soins ...

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