Numéro 608 - septembre 2021dossier

télémédecine

Une offre de soins élargie

L’expérience du GHT des Alpes du Sud

Le développement de la télésanté fait partie des axes structurants de la stratégie de transformation du système de santé portée par le ministère des Solidarités et de la Santé. En effet, la récente loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé prévoit dans son chapitre III de déployer la télémédecine et les télésoins. S’inscrivant pleinement depuis plusieurs années dans la dynamique de l’essor de la télésanté, le GHT des Alpes du Sud(1), pionnier en la matière, s’est structuré afin de déployer une offre opérationnelle de télémédecine.

Dans les Alpes du Sud, la télémédecine n’est pas une option pour répondre aux besoins en santé de la population, c’est une obligation : ce territoire vaste, rural et de montagne souffre particulièrement de problème d’accessibilité, notamment en période hivernale.  La répartition géographique des médecins y est en outre très disparate, notamment les généralistes, inégalement(2) répartis au sein des deux départements (Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence). Près de la moitié des médecins des Hautes-Alpes sont ainsi installés dans les deux principales villes, Gap et Briançon. Globalement, le territoire du Gapençais est mieux doté en médecins que le reste du département. À l’inverse, les territoires de haute montagne (Queyras, Briançonnais, Champsaur-Valgaudemar) comptent peu de médecins, dont plus de la moitié a plus de 55 ans.  Plus de la moitié des communes du département sont situées à plus de 30 minutes des ophtalmologues, gynécologues et psychiatres les plus proches, à plus de 45 minutes pour les pédiatres. Les territoires du Queyras et, dans une moindre mesure, du Buech apparaissent comme étant les territoires les ...

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