Numéro 650 - novembre 2025 psychosantĂ©

personnels hospitaliers

Trajet domicile/travail

Le délaissé de la santé mentale au travail ?

L’influence du trajet domicile/travail sur la santé mentale des salariés a longtemps constitué un impensé. Qu’ils soient implantés au cœur d’une métropole ou d’une ville moins densément peuplée, ou encore en zone rurale, les établissements sanitaires et médico-sociaux ne semblent désormais plus pouvoir faire l’économie de cette réflexion.

On sait depuis la fin du XIXe siècle que les zones urbaines, en particulier les grandes agglomérations, sont associées à des facteurs de risque accrus pour la santé mentale. Bruit, pollution atmosphérique et lumineuse, manque d’espaces verts, rythme de vie plus intense, sur-stimulation sensorielle, présence d’îlots de chaleur urbains en été, parfois sentiment d’insécurité… ont pu être associés à des niveaux de stress ou d’anxiété plus élevés, ou à des troubles du sommeil plus fréquents. L’isolement social et le coût de la vie en milieu urbain s’ajoutent à ces facteurs. La santé mentale est donc sensible au mode de vie urbain. Or, l’expansion démographique et territoriale des grandes villes s’est aussi accompagnée du développement de réseaux de transport individuel et collectif permettant aux salariés, repoussés vers les zones périurbaines, de se rendre sur leur lieu de travail, puis de regagner leur domicile. L’ensemble de ces déplacements réguliers entre le domicile et le lieu de travail définissent la « mobilité pendulaire ». Pourtant, l’influence de ce trajet sur la santé mentale des salariés a longtemps ...

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