Malgré plus de dix ans de réformes et de tentatives d’encadrement, l’intérim hospitalier demeure en 2025 un recours coûteux et difficilement maîtrisé. Indispensable à la continuité des soins mais source de dérives organisationnelles et financières, il révèle les limites des outils réglementaires actuels et interroge, en creux, l’adaptation des statuts hospitaliers aux attentes des professionnels de santé.
Plus de dix ans de rebondissements, une facture toujours plus élevée, tant pour le personnel médical que pour les paramédicaux, et une incidence sur la qualité des organisations qui interroge… L’intérim est encore en cette fin d’année 2025 un sujet brûlant pour les établissements de santé. Les dépenses d’intérim médical des hôpitaux publics s’élevaient à  147,5 millions d'euros en 2022, en progression de 25 % par rapport à 2017(1). L’intérim paramédical représentait quant à lui 472 millions d’euros, une somme multipliée par 6 en dix ans(2). Ayant enquêté sur l’intérim médical en établissement public de santé en 2024 puis sur l’intérim paramédical en 2024, la Cour des comptes alerte sur le caractère exponentiel de ces dépenses et des effets induits sur le système de santé. Sévère sur le sujet, elle indique même que la réglementation censée limiter son recours a manqué sa cible tout en parlant d’usage abusif, de mercenariat, de dérives qui peuvent aussi être observées sur d’autres formes de contrat de recrutement. L’intérim en établissement de santé est-il un problème en soi ou le symptôme de statuts ...
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