Si la pratique de la coopĂ©ration entre Ă©tablissements de santĂ© en vue dâassurer des fonctions techniques et logistiques nâest pas nouvelle dans le paysage sanitaire, elle sâest nĂ©anmoins considĂ©rablement dĂ©veloppĂ©e (souvent Ă marche forcĂ©e) ces derniĂšres annĂ©es. La crĂ©ation dâoutils juridiques ad hoc, tel le groupement de coopĂ©ration sanitaire (GCS), a favorisĂ© ce mouvement. Toutefois la question de la mesure de leurs rĂ©els effets Ă©conomiques se pose rĂ©guliĂšrement.
L'objectif de toute dĂ©marche de coopĂ©ration tel que le rappelle le code de la santĂ© publique est « de faciliter, de dĂ©velopper ou dâamĂ©liorer lâactivitĂ© » des partenaires. Si la rĂ©alisation de cet objectif sâapprĂ©cie au regard dâune amĂ©lioration qualitative des prestations, elle sâĂ©value Ă©galement Ă lâaune des Ă©conomies dâĂ©chelle attendues. Cette derniĂšre observation explique le souci, pour lâadministrateur dâun GCS par exemple, de mesurer le gain dâefficience gĂ©nĂ©rĂ© le cas Ă©chĂ©ant par sa structure, afin de rĂ©pondre Ă la fois aux demandes de ses membres et Ă celles des autoritĂ©s de tutelle. LâĂ©tude de benchmarking prĂ©sentĂ©e ici, dont lâobjectif est de comparer le coĂ»t des prestations dâun GCS de moyens, en valeur absolue et en structure, avec celui des Ă©tablissements assurant en interne la mĂȘme fonction, a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e dans le contexte suivant. Le GCS en question a pour objet la stĂ©rilisation du matĂ©riel mĂ©dical des Ă©tablissements (au nombre de sept dont un de statut privĂ©) dâun mĂȘme territoire de santĂ©. Cette structure de coopĂ©ration refacture ses charges aux partenaires proportionnellement aux volumes ...
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