Alors que lâoptimisation des organisations se poursuit pour amĂ©liorer le service rendu et rĂ©duire les coĂ»ts, la nĂ©cessitĂ© de donner du sens et de la cohĂ©rence Ă lâaction se fait de plus en plus prĂ©gnante. Rester Ă lâĂ©quilibre, y revenir, se dĂ©sendetter sont des nĂ©cessitĂ©s pour de nombreux Ă©tablissements publics de santĂ©, mais cela ne peut constituer un projet en soi. Ă tous les niveaux, au cĆur du mĂ©tier comme en pĂ©riphĂ©rie, les acteurs sont mobilisĂ©s pour permettre de renouer avec la dynamique de progrĂšs. Les diffĂ©rentes contributions de ce dossier en sont lâillustration. Tous les Ă©tablissements sont confrontĂ©s Ă cette nĂ©cessitĂ© de perspectives. Les plus gros, souvent en dĂ©sĂ©quilibre et endettĂ©s, doivent porter le discours de lâexcellence et du service public et, pour cela, maintenir les investissements stratĂ©giques, faire « tourner » leurs actifs (bĂątiments, plateaux techniques, Ă©quipements lourdsâŠ), apprendre Ă se serrer, Ă rĂ©duire leur taille, Ă coder, facturer, encaisser. « Performance financiĂšre » peut rimer avec « qualitĂ© de service » comme lâanalyse le rĂ©gulateur indĂ©pendant Monitor du National Health Service*. Les Ă©tablissements moyens doivent assumer leur responsabilitĂ© au sein des communautĂ©s territoriales ouvertes. Enfin, les plus petits, menacĂ©s par les seuils minimaux dâactivitĂ©, les effets de la dĂ©mographie des professionnels, lâabandon des Ă©tablissements bancaires ne peuvent que sâinscrire dans une reconstruction territoriale de lâoffre de santĂ©. Lâaugmentation de la population ĂągĂ©e et du nombre de patients atteints de pathologies chroniques plaident pour des Ă©tablissements ouverts, en rĂ©seau.
* www.monitor-nhsft.gov.uk. Cf. les propos du Pr Emmanuel Vigneron, « La question dâun rĂ©amĂ©nagement du territoire sanitaire remise Ă lâordre du jour », HospimĂ©dia, 31 octobre 2012.

