Numéro 580 - novembre 2018graph

graph Méditerranée

Psychiatrie et santé mentale

La psychiatrie et la santé mentale sont régulièrement élevées au rang de priorité de santé publique. Si ce principe n’est plus discuté, les périmètres d’intervention des différents acteurs et les moyens à mobiliser ne font pas consensus et la discipline est traversée par d’importants débats. L’édition 2017 du Graph Méditerranée, organisée du 9 au 11  novembre à Nice et intitulée « Psychiatrie et santé mentale, de la révolution des neurosciences à l’empowerment du patient », a permis de croiser les regards de spécialistes issus de différents horizons, d’identifier les enjeux majeurs de la discipline et de s’essayer à imaginer les contours de la psychiatrie de demain.

[encadre_shortcode titre='enc_2018_587_01'] Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une personne sur quatre dans le monde sera concernée à un moment ou à autre de sa vie par un trouble mental(1). En 2014, cette même OMS, dans son rapport sur la santé mentale des adolescents, révélait que « la dépression est la principale cause de maladie et de handicap chez les garçons et les filles âgés de 10 à 19 ans ». Pour l’ensemble de la population mondiale, il y aurait près de 300 millions de personnes souffrant de dépression. En France, les troubles psychiques représentent la première cause d’invalidité et d’arrêt de travail en longue durée et cinq pathologies psychiatriques sont classées parmi les dix plus coûteuses pour l’assurance maladie(2). Il faut aussi rappeler que près de 10  500 personnes décèdent chaque année par suicide, soit un chiffre trois fois supérieur au nombre de décès sur la route ; et que 176 000 à 200 000 tentatives de suicide sont prises en charge par les urgences hospitalières(3). Ces données épidémiologiques et ces constats alarmants illustrent l’ampleur du défi pour les acteurs ...

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