Numéro 521 - dĂ©cembre 2012dossier

RĂ©flexion

Projets Performance

Espoir, difficultés, attentes

À part le mot « espérance », l’auteur n’aime pas les termes au suffixe « ance ». Depuis quelques années, ces termes font pourtant florès dans le vocabulaire du management hospitalier, dont la fameuse « gouvernance » et son flou sémantique qui hésite entre la forme passive et la forme active selon le poste d’observation. Depuis deux ou trois ans, des hôpitaux, dont celui de Montpellier en mai dernier, se lancent dans un projet Performance soutenu par l’agence régionale de santé et l’Agence nationale pour l’appui à la performance (Anap).

D'après le Dictionnaire culturel en langue française d’Alain Rey, ce terme, qui vient de l’anglais, traduit l’accomplissement ou la réalisation d’une action, l’exploit en milieu turfiste puis généralisé au sport et enfin la représentation théâtrale. En ce qui concerne les hôpitaux requalifiés en « établissements de soins » puis « de santé » au cours de la rédaction de textes réglementaires qui nous régissent, le terme est apparu il y a à peine une dizaine d’années et s’ancre dans la perspective avec la création de l’Anap au détour de la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST). Dans sa charte constitutive, la notion de performance n’est pas définie ; elle fait partie des buts de l’Anap qui sont d’aider les établissements de santé et les établissements et services médico-sociaux à améliorer le service rendu aux patients et aux usagers, en élaborant et diffusant des recommandations et des outils dont elle assure le suivi et la mise en œuvre permettant de moderniser la gestion, d’optimiser le patrimoine immobilier et de suivre et d’accroître la performance afin de maîtriser les dépenses. Le but final est ...

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