Numéro 512 - janvier 2012graph

2e séance

Partage et importance des transferts sociaux

Partage des valeurs et richesses de la reconnaissance : le lien social interrogé

La France connaĂźt un excĂšs de dĂ©penses sociales, ce qui entraĂźne certains inconvĂ©nients pour notre dĂ©veloppement Ă©conomique. Cela se traduit chez nous par une prĂ©fĂ©rence pour le chĂŽmage, c’est-Ă -dire d’un cĂŽtĂ© beaucoup de prestations sociales, de l’autre une incapacitĂ© Ă  crĂ©er de vrais emplois. Si nous nous comparons par exemple Ă  l’Allemagne, nos dĂ©penses sociales publiques reprĂ©sentent 30,8 % du PIB contre 27,8 % chez nos voisins. Soit trois points de PIB en plus pour nous, c’est-Ă -dire 60 milliards d’euros. C’est beaucoup.

Juste un bref retour sur le passĂ© : je me suis beaucoup occupĂ©e de dĂ©penses sociales pendant ma vie administrative et je continue Ă  m’y intĂ©resser. Je suis admirative de la façon dont certaines choses ont Ă©voluĂ©. Essentiellement pour les dĂ©penses de santĂ© : l’Ondam et la loi HPST sont des progrĂšs. Mais il reste beaucoup Ă  faire. La SĂ©curitĂ© sociale s’est beaucoup Ă©loignĂ©e de son objectif d’origine. En 1945, il s’agissait de « garantir Ă  chacun de disposer en toute circonstance d’un revenu suffisant pour lui assurer Ă  lui-mĂȘme et Ă  sa famille une existence dĂ©cente quels que soient les risques encourus ou tout du moins un minimum vital en toute occasion. » On savait dĂ©jĂ  que la SĂ©curitĂ© sociale pouvait engendrer des effets nĂ©gatifs. Je cite les fondateurs : « Elle peut dĂ©truire chez l’individu tout esprit d’initiative et d’entreprise, elle peut endormir les travailleurs dans la satisfaction d’une mĂ©diocritĂ© permanente, elle peut voir s’édifier une administration Ă©norme avec un personnel bureaucratique et paperassier. » Les dĂ©penses sociales en France ont un poids excessif. La France est le pays de l’OCDE oĂč les ...

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