Numéro 516 - mai 2012dossier

Réflexion

La réforme du parcours des soins

L’avenir de la santé est un enjeu économique dans tous les pays industrialisés et il en va de leur avenir sur les vingt prochaines années, soit l’équivalent de la durée de vie d’une loi. Faute de vouloir prendre en compte les réalités financières et d’engager des réformes profondes dans le système de santé en France, le plus cher du monde après celui des États-Unis et devant l’Allemagne et la Suisse, Jean de Kervasdoué dénonce les risques de faillite de l’Assurance Maladie française, au fil du temps de plus en plus élevés.

L'avenir de la santé est un enjeu économique dans tous les pays industrialisés (1)et il en va de leur avenir sur les vingt prochaines années, soit l’équivalent de la durée de vie d’une loi. Faute de vouloir prendre en compte les réalités financières et d’engager des réformes profondes dans le système de santé en France, le plus cher du monde après celui des États-Unis et devant l’Allemagne et la Suisse, Jean de Kervasdoué dénonce les risques de faillite de l’Assurance Maladie française, au fil du temps de plus en plus élevés (2). Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (3), la santé absorbe 11,6 % du PIB, ce qui veut dire que la France dépense en moyenne près de 10 % de plus que ses principaux voisins. Avec près de un point du PIB au-dessus de l’Allemagne ou de la Suisse, près de trois points de plus que l’Angleterre qui ne consacre à la santé que 8,4 %, la France devra s’interroger sur l’optimisation des dépenses de santé qui ne pourront pas rester à l’écart des contraintes fixées aux autres dépenses publiques, comme c’était encore le cas ces trois dernières années en pleine ...

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