Dans un contexte où la cybercriminalité se sophistique et s’intensifie, les hôpitaux français sont devenus des cibles privilégiées. Le récent rapport 2024 de la Cour des comptes sur la sécurité informatique des établissements de santé tire la sonnette d’alarme : si des progrès notables ont été réalisés depuis 2022, les vulnérabilités restent nombreuses et les conséquences des attaques dévastatrices, tant pour la continuité des soins que pour l’équilibre financier des structures.
Dans un monde confronté aux nouvelles menaces, les hôpitaux constituent des cibles privilégiées, en raison à la fois de l’impact potentiel des attaques sur la prise en charge des citoyens et du volume de données individuelles et stratégiques qu’ils détiennent. La cybercriminalité s’est organisée et s’est intensifiée, développant des outils toujours plus sophistiqués, invitant les établissements à se renforcer et à prendre pleinement conscience de leurs vulnérabilités. La cybermenace, définie par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) en 2023 comme « tout événement ou toute action potentiels susceptibles de nuire ou de porter autrement atteinte aux réseaux et systèmes d’information, aux utilisateurs de tels systèmes et à d’autres personnes, ou encore de provoquer des interruptions de ces réseaux et systèmes », est ainsi devenue, par son imprévisibilité et l’ampleur de ses effets, un véritable « cygne noir » pour les établissements de santé, révélant des fragilités systémiques longtemps sous-estimées. Ce rapport 2024 de la Cour des comptes sur la sécurité informatique des ...
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