Numéro 552 - janvier 2016graph

Réflexion

Le système de santé anglais

Après Berlin en 2014 (1), la deuxième édition européenne du Groupe de recherche et d’applications hospitalières (Graph) s’est tenue à Londres, avec pour objectifs d’élargir les horizons hospitaliers français, de mener une réflexion autour de modèles applicables à nos établissements et de comparer nos outils. L’occasion – grâce à des conférences données par les principaux acteurs anglais et au cours de visites de terrain – d’analyser un système de santé qui, s’il présente des différences fondamentales avec le système français, est confronté à plusieurs défis similaires auxquels les réponses apportées pourraient sans doute, pour certaines du moins, être importées en France.

Le National Health Service est « la chose la plus proche d’une religion qu’aient les Anglais » indiquait l’ancien chancelier de l’échiquier (1983-1989) Nigel Lawson(2), témoignant ainsi de l’attachement des Anglais à leur système de santé. L’Angleterre consacre 8 % du PIB aux dépenses de santé ; 1,4 million de personnes travaillent pour le NHS, soit 1 personne en âge de travailler sur 23. Le système se décompose en deux grandes catégories : les care buyers (acheteurs de soins) et les care providers (fournisseurs de soins). Les care buyers sont principalement les clinical commissioning groups (CCG), groupements de médecins généralistes financés par le NHS. Parmi les fournisseurs de soins, deux principaux types de structures cohabitent : les trusts, au nombre de 86, suivis par le Trust Department Authority (TDA) et les fundation trusts, au nombre de 153. Structures publiques également mais plus autonomes, soumises à licence, qui peut être retirée si les conditions requises (en termes financiers, de qualité et de leadership) ne sont plus remplies, les fundation trusts sont supervisés par le Monitor, qui va prochainement ...

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