À l’issue de sa soutenance de thèse d’exercice, l’étudiant en médecine fraîchement honoré du titre de docteur en médecine, lit le serment d’Hippocrate : « Je respecterai les personnes, leur autonomie et leur volonté… J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées… J’informerai et perfectionnerai mes compétences. » Des promesses qui se concilient aisément le jour du serment, plus difficilement au chevet du malade…
Pour guider sa pratique, le médecin s’appuie, à la fin de ses études, sur un socle de connaissances acquis au cours de sa formation, en stage, à l’hôpital ou en cabinet, puis entretenu par la littérature scientifique, les congrès, les webinaires et désormais l’intelligence artificielle. L’interrogatoire et l’écoute du patient puis l’examen clinique soigneux sont les étapes essentielles pour émettre des hypothèses diagnostiques, possiblement validées par des examens complémentaires judicieusement choisis. Dès lors que le diagnostic est établi, vient l’étape de la décision thérapeutique. Elle est fondée sur des preuves scientifiques (evidence based medicine) et sur l’expérience, exposée clairement au patient dans une relation de confiance conforme à la déontologie, à l’éthique et aux objectifs de la médecine personnalisée. Certaines situations complexes résistent pourtant à cet enchaînement et font naître un doute thérapeutique. La balance bénéfice/risque offre alors un outil de rationalisation indispensable, mais insuffisant à lui seul. Comment trancher entre plusieurs prises en charge en conservant au soin sa dimension ...
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