L’interruption de tâche fait partie de notre vie quotidienne, avec des sollicitations d’origine et de forme diverses, par exemple les notifications des applications ou des textos sur nos téléphones portables. La sphère professionnelle est concernée par ce phénomène, auquel n’échappe pas le monde de la santé, tous secteurs confondus.
La Haute Autorité de santé définit l’interruption de tâche « comme l’arrêt inopiné, provisoire ou définitif d’une activité humaine. La raison est propre à l’opérateur ou, au contraire, lui est externe. L’interruption de tâche induit une rupture dans le déroulement de l’activité, une perturbation de la concentration de l’opérateur et une altération de la performance de l’acte. La réalisation éventuelle d’activités secondaires achève de contrarier la bonne marche de l’activité initiale.(1) » Les sources d’interruptions externes sont variées : les sonneries de téléphone, les sonnettes des patients, des notifications de mails, des interactions humaines mais également des distractions diverses comme des alarmes d’appareil de surveillance, des bruits extérieurs ou des travaux. Tous ces bruits provoquent la perturbation de la concentration des professionnels de santé au travers d’une distraction de plus ou moins forte intensité. La rupture dans le déroulement de l’acte initial est variable selon le mode d’interruption (sonnette patient, discussion), la personne qui provoque l’interruption (patient, IDE, étudiant), ...
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