Numéro 508 - septembre 2011dossier

Sécurité

La pratique transfusionnelle en milieu gynéco-obstétrical

Si la transfusion sanguine, thérapeutique substitutive permettant de sauver des vies humaines, n’est pas dénuée d’effets indésirables, sa mise en œuvre ainsi que le suivi des patientes transfusées sont difficiles à réaliser quand aucun protocole d’exécution n’a été établi. Les auteurs, hospitaliers au CHU de Cocody, en Côte d’Ivoire, ont mené une étude pour déterminer la fréquence de cette pratique, ses principales indications, les produits sanguins les plus utilisés, identifier les incidents et accidents et enfin préciser l’observance des règles de bonne pratique.

Avec l’avènement du virus du sida, le concept de « sécurité transfusionnelle » prend tout son sens. La fréquence de la transfusion sanguine est de 0,36 % à 2 %(1) dans les pays développés, de 5 % à 6 % dans les pays sous-développés (2).  Au cours de notre étude (janvier 2005-décembre 2006) réalisée dans le service de gynécologie et d’obstétrique du CHU de Cocody, à Abidjan, nous avons colligé 736 transfusions pratiquées chez 264 malades. Toutes les patientes hospitalisées durant la période et transfusées après consentement éclairé ont été retenues. Nous avons analysé l’attitude des prescripteurs de sang par rapport à l’application des règles de sécurité transfusionnelle et étudié les caractéristiques épidémiologiques des patientes transfusées (âge, gestité, parité, niveau socio-économique), les paramètres liés à la transfusion (nombre d’unités, type de produit), les indications de transfusion, l’observance des règles de sécurité et enfin les effets indésirables. Résultats Nous avons enregistré 4 626 patientes hospitalisées dans le service pendant la période d’étude : 264 ont été transfusées par ...

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