L’approche One Health (« Une seule santé »), qui reconnaît l’interdépendance entre les santés humaine, animale et environnementale, s’est imposée comme un enjeu majeur, réaffirmé lors du One Health Summit de Lyon en avril 2026. Annie Chapelier montre ici que le principe de mutabilité du service public offre un fondement juridique pour adapter le service public hospitalier à cette approche et plaide pour la création d’un objectif de santé publique (OSP) One Health, afin d’en assurer la mise en œuvre effective.
Le 7 avril 2026, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, à Lyon, le monde entier était rassemblé pour rappeler avec force un constat que la science partage depuis longtemps : 75 % des maladies infectieuses émergentes sont d’origine animale, rendant indissociable l’articulation entre santé humaine, santé animale et santé des écosystèmes. Faire du principe « une seule santé » « non plus un slogan, mais un concept opérationnel », telle a été l’ambition émise par le président de la République française à l’issue du One Health Summit(1). La fonction publique hospitalière est concernée par cette ambition en tout premier plan. Très souvent précurseure dans l’application des grands principes, elle est vue comme un terrain privilégié et un acteur essentiel de cet immense défi à l’adaptation au changement climatique et à la lutte contre les maladies infectieuses émergentes. Pour cela, elle est aidée par les précieux concepts fondamentaux de la fonction publique, à savoir les lois de Rolland, en particulier par la moins évoquée de toutes, la mutabilité. Grâce à elle, l’opérationnalité peut se traduire par des ...
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