Numéro 619 - octobre 2022livres

Lectures

Le parti de cette rubrique était de ne citer que des livres dont la presse avait peu fait l’écho. Une phrase populaire prétend qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…

Un homme sans titre Xavier Le Clerc  Il y a des textes qui s’imposent… Xavier Le Clerc cite Annie Ernaux. C’est une lapalissade pour quelqu’un de ma génération de dire qu’au moins un livre d’Annie Ernaux a changé sa vie. Pour moi, ils furent deux : L’Évènement et Passion simple. En lisant Un homme sans titre, j’ai éprouvé un sentiment de jalousie envers le lecteur de vingt ans dont la vie pourrait à son tour être bouleversée… J’ai acheté ce livre par hasard, dans une gare, parce que j’avais oublié sur ma table de nuit celui en cours. Parfois un titre provoque l’achat et la lecture ennuie. Parfois la magie opère. Rares sont les livres qui m’ont fait pleurer. J’ai presque envie de ne pas en dire plus. Xavier Le Clerc parle de son père. De la Kabylie. De la guerre d’Algérie. De l’arrivée en France. Il parle de lui. Ce livre, une fois le travail de relecture et de mise en page de la revue terminé, nous le laisserons dans une boîte à livres sur le quai d’une gare de banlieue. C’est le plus bel hommage à lui rendre. Alors, peut-être, une jeune fille ou un jeune homme de vingt ans le lira et en sera à jamais ...

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