À l’heure où, sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes revendiquent leur diagnostic de trouble du neurodéveloppement (TND) – on a vu entre autres l’apparition sur LinkedIn d’un « label Certifié dyslexique » –, cela reste un sujet assez tabou dans le milieu de l’entreprise. Pourtant, de nouvelles pratiques émergent et se développent pour favoriser l’inclusion de professionnels en situation de handicap.
Dans la population de travailleurs en situation de handicap, les collaborateurs porteurs d’un TND se distinguent d’abord par le caractère souvent invisible de leur trouble. En effet, s’ils ont réussi à intégrer le monde du travail alors que nombre de personnes avec TND sont sans emploi, c’est qu’ils ont réussi à compenser suffisamment leurs difficultés. Or cette compensation n’est jamais totale et très souvent fort coûteuse en énergie. Une personne porteuse d’un TND peut compenser son trouble dans une certaine mesure, parfois d’une façon proche de la perfection, mais ce qui la distingue d’une autre qui ne serait pas porteuse de ce trouble est le fait que ces compétences acquises ne sont jamais pleinement automatisées, et sont donc source de fatigue. Ainsi, une personne dyslexique pourra, à force de rééducation et d’entraînement personnel, lire correctement et à une vitesse satisfaisante, de même qu’une personne porteuse d’un TDA/H pourra utiliser des méthodes efficaces d’organisation et de planification mais, au moindre moment de fatigue, leurs symptômes sont susceptibles de s’aggraver. Cela donne donc un tableau souvent ...
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