Numéro 612 - janvier 2022dossier

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La qualité de l’air intérieur

des structures médico-sociales et libérales

La qualité de l’air intérieur est à ce jour encore peu étudiée. Via le projet MEDIQAI, deux campagnes de prélèvements et mesures (été 2018 et hiver 2019) ont été menées à Rennes et Nancy, dans six structures libérales et quatre établissements médico-sociaux. Les concentrations médianes de composés chimiques les plus élevées ont été mesurées pour les alcools issus des activités de soins, et plus particulièrement des solutions hydroalcooliques et désinfectantes. Résultat : l’air intérieur analysé contient un mélange complexe de nombreux polluants, avec des concentrations plus élevées que dans l’air intérieur des centres hospitaliers.

La qualité de l’air intérieur des établissements de santé (ETS) libéraux (cabinets de médecine générale, cabinets dentaires, pharmacies) et des établissements médico-sociaux (EMS) pour seniors (Ehpad et résidences seniors) est, encore à ce jour, peu étudiée. Pourtant, la connaissance de la qualité de l’air intérieur dans les établissements recevant des travailleurs (ERT) et du public (ERP) est importante, notamment quand ce public est potentiellement vulnérable. C’est le cas des ETS libéraux qui accueillent des patients souvent malades et potentiellement immunodéprimés, mais aussi des EMS pour seniors qui hébergent des personnes âgées à la santé parfois fragile. De plus, les seniors passent plus de 80 % de leur temps en intérieur [1]. Les profes- sionnels, avec 30 %, sont eux aussi largement exposés à l’air intérieur de leur environnement de travail [2].  L’air intérieur contient un mélange de composés chimiques et microbiologiques qui peuvent affecter la santé [3,4]. En effet, les individus peuvent être exposés aux composés organiques volatils (COV) et semi-volatils (COSV) par inhalation, par contact avec la peau et ...

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