Encadré 2 Maladie mentale… Entre peur et fascination Selon un sondage* Ipsos-Fondation Pierre-Deniker réalisé en 2016, plus de 55 % des jeunes, parents et enseignants se disent gênés à l’idée de partir en vacances avec une personne atteinte de maladie mentale, plus de 80 % à l’idée d’en partager la vie. Ce rejet, constaté autant chez les jeunes que chez les adultes, est-il dû à une méconnaissance du sujet ou aux nombreux clichés négatifs portés par les médias et le cinéma ? À la souffrance de la maladie s’ajoutent, pour le malade et sa famille, la souffrance du regard des autres au quotidien et le rejet qui en découle. Et malgré l’empathie, la sensibilité, l’humanité qui animent chacun, que pouvons-nous comprendre de la souffrance psychique d’un proche ? De celle-ci, on perçoit essentiellement des signes extérieurs : délire, incohérence, retrait social, angoisse, tristesse…, qui engendrent incompréhension et peur. Ou fascination : de l’acte créatif débridé, de l’expression hors norme, au travers d’une vision romantique de la folie. La maladie mentale a ce double effet paradoxal de rupture pathologique, ...
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