Numéro - dĂ©cembre 2018

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EncadrĂ© 2 Maladie mentale
 Entre peur et fascination Selon un sondage* Ipsos-Fondation Pierre-Deniker rĂ©alisĂ© en 2016, plus de 55 % des jeunes, parents et enseignants se disent gĂȘnĂ©s Ă  l’idĂ©e de partir en vacances avec une personne atteinte de maladie mentale, plus de 80 % Ă  l’idĂ©e d’en partager la vie. Ce rejet, constatĂ© autant chez les jeunes que chez les adultes, est-il dĂ» Ă  une mĂ©connaissance du sujet ou aux nombreux clichĂ©s nĂ©gatifs portĂ©s par les mĂ©dias et le cinĂ©ma ? À la souffrance de la maladie s’ajoutent, pour le malade et sa famille, la souffrance du regard des autres au quotidien et le rejet qui en dĂ©coule. Et malgrĂ© l’empathie, la sensibilitĂ©, l’humanitĂ© qui animent chacun, que pouvons-nous comprendre de la souffrance psychique  d’un proche ? De celle-ci, on perçoit essentiellement des signes extĂ©rieurs : dĂ©lire, incohĂ©rence, retrait social, angoisse, tristesse
,  qui engendrent incomprĂ©hension et peur. Ou fascination : de l’acte crĂ©atif dĂ©bridĂ©, de l’expression hors norme, au travers d’une vision romantique de la folie. La maladie mentale a ce double effet paradoxal de rupture pathologique, ...

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