encadré 1 L’affaire du Distilbène e diéthylstilbestrol (DES), œstrogène de synthèse, fut synthétisé au Royaume-Uni dès 1938 et commercialisé en tant que médicament dans ce pays sous le nom de Stilbestrol-Borne, puis dans d’autres pays (dont la France) sous la dénomination Distilbène. D’abord prescrit par des médecins aux femmes qui subissaient des avortements à répétition ou des accouchements prématurés, le DES fut par la suite considéré comme un moyen sécuritaire de prévenir ces avortements et ces accouchements. Dans les décennies qui ont suivi les premières prescriptions, un certain nombre d’anomalies génitales ont été rapportées chez les enfants nés de mères ayant pris du DES pendant leur grossesse. Le lien de causalité entre ces anomalies et la molécule ne fait aujourd’hui plus guère de doute. L’incidence de cet accident est considérable. En France, une étude estime que le DES a été utilisé dans 200 000 grossesses, avec la naissance d’environ 80 000 filles et 80 000 garçons. Des auteurs n’avaient pas hésité à parler de véritable « problème de santé publique ». Si la responsabilité des laboratoires ...
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