Numéro - avril 2017

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encadrĂ© 1 L’affaire du DistilbĂšne e diĂ©thylstilbestrol (DES), ƓstrogĂšne de synthĂšse, fut synthĂ©tisĂ© au Royaume-Uni dĂšs 1938 et commercialisĂ© en tant que mĂ©dicament dans ce pays sous le nom de Stilbestrol-Borne, puis dans d’autres pays (dont la France) sous la dĂ©nomination DistilbĂšne. D’abord prescrit par des mĂ©decins aux femmes qui subissaient des avortements Ă  rĂ©pĂ©tition ou des accouchements prĂ©maturĂ©s, le DES fut par la suite considĂ©rĂ© comme un moyen sĂ©curitaire de prĂ©venir ces avortements et ces accouchements. Dans les dĂ©cennies qui ont suivi les premiĂšres prescriptions, un certain nombre d’anomalies gĂ©nitales ont Ă©tĂ© rapportĂ©es chez les enfants nĂ©s de mĂšres ayant pris du DES pendant leur grossesse. Le lien de causalitĂ© entre ces anomalies et la molĂ©cule ne fait aujourd’hui plus guĂšre de doute. L’incidence de cet accident est considĂ©rable. En France, une Ă©tude estime que le DES a Ă©tĂ© utilisĂ© dans 200 000 grossesses, avec la naissance d’environ 80 000 filles et 80 000 garçons. Des auteurs n’avaient pas hĂ©sitĂ© Ă  parler de vĂ©ritable « problĂšme de santĂ© publique ». Si la responsabilitĂ© des laboratoires ...

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