Numéro 652 - janvier 2026 actualité

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Un congé de paternité largement adopté

Ariane Pailhé, Anne Solaz, Alix Sponton, Maxime Tô

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant est une des mesures phares de la politique publique visant à développer les liens entre père et enfant, à lutter contre l’inégale répartition des tâches domestiques et parentales dans le couple et, enfin, à réduire les inégalités professionnelles entre femmes et hommes. En France, depuis le 1er juillet 2021, la durée de ce congé est de 25 jours (contre 11 auparavant), dont 4 doivent obligatoirement être pris, à l’issue du congé de naissance de 3 jours. Au-delà de cette semaine obligatoire, ce congé peut être fractionné en plusieurs périodes.

La forte médiatisation des débats autour de la réforme de ce congé a pu améliorer la communication sur les conditions d’éligibilité au dispositif tout en renforçant l’idée que le recours au congé constitue désormais une norme sociale de la paternité. Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large de politique familiale : un nouveau congé de naissance d’un à deux mois par parent, voté dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, entrera en vigueur en juillet 2026. Ce dispositif complémentaire pourrait prolonger la dynamique d’implication des pères engagée.

Quelques chiffres

  • 59 % : proportion de pères prenant la totalité du congé (25 jours) en 2022.
  • 33 % : part des pères fractionnant leur congé au second semestre 2023 (contre 23 % au second semestre 2021).
  • 8 % : part des naissances où le père prend son congé après le retour au travail de la mère (contre 2 % avant 2021).
  • 8,5 % : proportion de l’ensemble des pères qui déclarent ne pas prendre le congé pour des raisons financières.

Infos www.ined.fr Population et Sociétés n° 640, janvier 2026