Numéro 574 - mars 2018 actualité

Étude

La santé psychologique au travail

Dans le cadre de son expertise en santé psychologique au travail, le cabinet de conseil de référence en matière de bien-être et santé au travail Stimulus publie son observatoire du stress au travail (OST). Les résultats fournis s’appuient sur l’analyse de plus de 30 000 salariés évalués entre mi-janvier 2013 et mi-juin 2017 et travaillant dans de nombreuses entreprises de secteurs d’activité variés. L’étude comprend trois volets :

• une évaluation des niveaux de stress,
• un repérage des manifestations d’anxiété et de dépression,
• une identification des principaux facteurs de stress.
Même si ces résultats ne peuvent prétendre fournir une image parfaite du stress au travail dans notre pays, par la taille de l’échantillon sur lequel il repose et par la variété des secteurs d’activité qu’il explore, ils donnent des indications solides sur l’une des problématiques les plus importantes auxquelles est confronté aujourd’hui le monde du travail.

Il faut noter d’abord l’importance du phénomène du stress au travail, avec près d’un quart des individus en état d’hyperstress, dangereux pour leur santé. Les femmes sont un peu plus touchées que les hommes, alors que cadres et non-cadres sont également concernés. Les taux d’hyperstress augmentent aussi légèrement avec l’âge.
Ensuite, environ la moitié de ces salariés présentent des niveaux élevés d’anxiété et un salarié sur six est sans doute atteint d’une pathologie anxieuse. Les niveaux dépressifs élevés sont nettement moins fréquents (moins d’un tiers des salariés) et les états dépressifs caractérisés semblent ne toucher qu’un salarié sur quinze. Les manifestations anxieuses et dépressives sont plus fréquentes chez les femmes, augmentent avec l’âge et varient selon les secteurs d’activité.
Enfin, les sources de stress au travail sont extrêmement nombreuses et d’une grande diversité. Les exigences liées au travail et les changements se détachent nettement, ainsi que le manque d’autonomie et de reconnaissance. Les relations au travail semblent moins responsables du stress des salariés.

On note certes des différences quant à la confrontation à ces facteurs de stress selon le sexe, la tranche d’âge et le statut de cadre ou d’employé. Mais ces différences ne sont pas extrêmes. Il semble même avoir actuellement une certaine homogénéité des sources de stress au travail, touchant de façon finalement assez identique tous les salariés, alors qu’il n’y a pas un même niveau d’homogénéité en ce qui concerne les niveaux de stress ressentis par les salariés.

L’étude complète http://www.stimulus-conseil.com