Soigner, animer au cĆur de la souffrance et de la pĂ©riode de la fin de vie non seulement ne va pas de soi, mais peut se rĂ©vĂ©ler parfois traumatisant. Il y a aujourdâhui une rĂ©elle «âusureâ» des soignants et des aidants, pour peu que ces derniers nĂ©gligent une certaine «âdistanceâ» et «âconscience dâĂȘtreâ» dans leurs activitĂ©s. Ne pourraient-ils pas cultiver une juste distance qui ne sâappuierait ni sur une foi religieuse ni sur une croyance, mais bien plutĂŽt sur une rĂ©flexion logique conjuguĂ©e Ă des qualitĂ©s de cĆurâ? Accompagner le sujet vers son Ă©ternitĂ© est relativement simple si nous savons expĂ©rimenter notre propre Ă©ternitĂ©, autrement dit nous rendre Ă©ternels. Cette mystique existentielle demande un chavirement dans lâĂtre, un contact avec notre «âlumineux et profond silenceâ». Il nây a quâun seul vide, quâun seul silence qui enveloppe la totalitĂ© du rĂ©el. Les mots sont impuissants pour dĂ©crire cela, seule une «âexpĂ©rienceâ», souvent induite par une pratique, permet dâapprĂ©hender cette impensable rĂ©alitĂ©. Tous les soignants et les aidants confrontĂ©s quotidiennement au mystĂšre de la souffrance et de la fin de la vie y trouveront des outils pour mettre en pratique lâindispensable «âdistanceâ» nĂ©cessaire Ă lâaccompagnement des derniers instants de la vie, sans se laisser submerger par la mort de lâautre. Il sera Ă©galement un guide pratique pour tous ceux qui cherchent leur vĂ©ritable libertĂ© existentielle.
Source LEH Ădition, novembreâŻ2017, 25 âŻâŹ – www.leh.fr

