Numéro 575 - avril 2018 actualité

États-Unis

Mercy Virtual : un hôpital sans patients ?

Il n’y a ni lits ni patients dans l’établissement médical de quatre étages qui a ouvert ses portes fin 2015 à Chesterfield (Missouri), dans la banlieue de Saint Louis. Mercy Virtual est néanmoins un centre de soins bien réel pour des patients réels, dans des lits d’hôpitaux et à la maison. Partie intégrante du système de santé Mercy, qui couvre 44 hôpitaux dans le Midwest, Mercy Virtual est l’incarnation en briques et en mortier de ce qui a été généralement considéré comme irréel : les soins virtuels. Le soin virtuel permet le diagnostic et le traitement à distance de patients, par des experts médicaux situés à des kilomètres – voire à l’autre bout du monde.

Reconnue comme un moyen de réduire les coûts tout en offrant des soins de qualité à des patients qui n’auraient peut-être pas accès à des spécialistes, la télémédecine a explosé aux États-Unis au cours de la dernière décennie. Elle représentera un marché de 36,2 milliards de dollars d’ici à 2020, contre 14,3 milliards de dollars en 2014. Cette nouvelle approche revêt une importance particulière pour les Américains âgés, car elle crée la possibilité d’accès à un médecin ou une infirmière virtuelle à domicile, aussi souvent que nécessaire, de surveiller l’état de santé et de faire des diagnostics en temps réel et des ajustements de traitement.

Alors que de nombreux prestataires de soins développent des opérations de soins virtuels élaborées, aucune autre initiative à ce jour n’atteint la grande échelle illustrée par Mercy Virtual, premier centre de soins virtuels construit ex nihilo en Amérique. Avec une équipe de plus de 700 médecins, infirmières et membres du personnel de soutien desservant plus de 750 000 patients en 2017, Mercy Virtual est une expérience de télémédecine au sens large.

Sur le Web www.mercyvirtual.net
L’étude complète sur www.odoxa.fr