La nuit du 21 au 22 février 2017, 25 900 personnes étaient hébergées en places d’urgence permanentes dans les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et les autres centres d’accueil. Ces places visent à offrir un hébergement avec une prise en charge immédiate et inconditionnelle. Ouvertes à l’année, elles représentent une partie des capacités d’hébergement de ces centres d’hébergement, au côté des places dites « de stabilisation » et « d’insertion », sur lesquelles les personnes accueillies ont vocation à rester pour des durées plus longues.
Le nombre de personnes hébergées en places d’urgence permanentes a augmenté de 78 % entre début 2009 et début 2013, puis de 60 % entre début 2013 et début 2017 : les effectifs ont ainsi augmenté de 17 000 entre début 2009 et février 2017. D’après l’enquête « Accueil, hébergement, insertion » (AHI) de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), la hausse des effectifs a continué après 2017. Le nombre de places d’urgence permanentes dans les centres d’hébergement a ainsi augmenté de 54 % entre décembre 2016 et décembre 2019.
Début 2017, 29 % des personnes hébergées début 2017 sont mineures, alors que les moins de 18 ans représentent 22 % de l’ensemble de la population en France. 69 % sont des étrangers non ressortissants de l’Union européenne (UE), 9 % des étrangers ressortissants de l’UE et 22 % des Français. La part des mineurs a augmenté de 8 points entre début 2013 (21 %) et début 2017 ; elle augmente de cet ordre de grandeur pour les Français comme pour les étrangers.
Toujours début 2017, une personne sur quatre hébergées en places d’urgence est française, moins d’une sur dix est étrangère mais ressortissante de l’UE et deux sur trois ne sont pas ressortissantes de l’UE ; 19 % des personnes hébergées sont des demandeurs d’asile. La proportion des ressortissants d’un pays hors de l’UE a augmenté de 6 points entre début 2013 et début 2017.
L’étude intégrale Drees, Études et résultats, mars 2021, n°1184 – http://drees.solidarites-sante.gouv.fr


