Lâaccompagnement dâun parent ĂągĂ© dans les derniĂšres annĂ©es de sa vie se dĂ©roulait autrefois Ă domicile. Lorsque son Ă©tat de santĂ© se dĂ©gradait, il sâalitait, assistĂ© par ses proches et veillĂ© par les sĆurs dâun ordre religieux. Les voisins venaient lui rendre visite, le mĂ©decin de famille suivait lâĂ©volution de sa maladie et le prĂȘtre de la paroisse lui administrait le sacrement des malades. AprĂšs son dĂ©cĂšs, une messe de funĂ©railles Ă©tait cĂ©lĂ©brĂ©e, suivie de son inhumation dans le caveau familial du cimetiĂšre.
Longtemps reconduite dâune gĂ©nĂ©ration Ă la suivante, cette pratique a Ă©voluĂ© dans la deuxiĂšme partie du 20e siĂšcle avec le recours Ă des professionnels formĂ©s dans les Ă©coles dâinfirmiĂšres et dâaides-soignantes. Le dĂ©mĂ©nagement des aĂźnĂ©s dans des Ă©tablissements qui, sâils Ă©taient moins austĂšres que les asiles et les hospices dâautrefois, prĂ©sentaient des contraintes qui empĂȘchaient de rĂ©pondre Ă tous les besoins des sujets hĂ©bergĂ©s.
Devant lâimportance de ce changement, Georges Arbuz et RĂ©gis Gonthier se sont intĂ©ressĂ©s Ă ses causes ainsi quâĂ la prise en compte par les professionnels des modalitĂ©s de cette Ă©volution. Ils ont rĂ©flĂ©chi avec eux aux amĂ©liorations des conditions de sĂ©jour et des pratiques dâaccompagnement pour mieux rĂ©pondre aux attentes, tant des sujets ĂągĂ©s et de leurs proches que de la sociĂ©tĂ© dans son ensemble.
Source Librinova, mai 2022, 20,90ââŹ


