Les dispositifs de prescription d’activité physique (Apa) restent hétérogènes, mal connus des médecins et souffrent d’un manque de financement pérenne : telles sont les principales faiblesses relevées par l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps) et le Pôle ressources national (PRN) sport santé bien-être dans leur panorama portant sur 96 dispositifs retenus au 31 mars 2019.
Si la prescription d’activité physique a été intégrée en 2017 au programme des épreuves classantes nationales, elles resteraient néanmoins peu enseignées. Les auteurs notent aussi que très peu de formations sont proposées et relèvent de choix personnels.Â
Pour recenser les dispositifs existants de prescription d’activité physique et compléter leur précédent rapport sur le décret du 30 décembre 2016 relatif aux conditions de dispensation de l’activité physique adaptée par le médecin traitant, l’Onaps et le PRN ont mis en ligne un questionnaire en juillet 2018.Â
Sur les 96 dispositifs étudiés, 53 ont un périmètre d’action d’échelle locale, communale ou intercommunale, 34 sont qualifiés de départementaux ou infradépartementaux. Les auteurs précisent que « les dispositifs portés par les CH couvrent notamment des territoires dépassant nettement l’échelle de la commune sans pour autant couvrir l’ensemble du département ». Enfin, 9 dispositifs sont régionaux.Â
En matière de financement, l’Onaps et le PRN soulignent de nombreux questionnements relevant que « le remboursement des programmes d’Apa par la sécurité sociale est un thème récurrent, encore discuté et en cours d’évaluation. Certaines complémentaires santé proposent une prise en charge de l’activité physique sur prescription mais ce n’est pas encore visible […] ». En l’absence de financement pérenne, certains dispositifs d’Apa reposeraient clairement sur des initiatives politiques locales. Des communes et même des régions se sont ainsi clairement engagées dans ce sens, tel le CLCC Léon-Bérard à Lyon (Rhône) et son programme « Restez actif/active ».
Ce rapport d’évaluation devrait avoir une suite, tous les acteurs de l’Apa n’ayant pas répondu à l’enquête et le dispositif devant encore évoluer.
Source hospimédia

