Chaque annĂ©e, un tiers des patients hospitalisĂ©s sans consentement en psychiatrie sont placĂ©s Ă lâisolement, dont plus dâun quart Ă©galement soumis Ă une contention mĂ©canique, avec dâimportantes disparitĂ©s entre Ă©tablissements. Sâappuyant sur lâanalyse de 204 Ă©tablissements et une enquĂȘte qualitative menĂ©e dans quatre structures peu utilisatrices de ces pratiques, cette Ă©tude met en Ă©vidence que ces variations ne sâexpliquent pas uniquement par les situations cliniques. Elles dĂ©pendent aussi fortement des caractĂ©ristiques des Ă©tablissements. Lâisolement est plus frĂ©quent dans les Ă©tablissements spĂ©cialisĂ©s, tandis que le recours Ă la contention augmente lorsque les effectifs infirmiers sont plus faibles. En revanche, aucun lien nâest observĂ© avec les caractĂ©ristiques des territoires. Lâanalyse qualitative souligne le rĂŽle dĂ©terminant de facteurs organisationnels et humains â stabilitĂ© des Ă©quipes, engagement mĂ©dical, qualitĂ© de lâaccueil et cohĂ©sion des professionnels â dans la rĂ©duction du recours Ă ces pratiques. Ces rĂ©sultats ouvrent des pistes concrĂštes pour limiter lâisolement et la contention en psychiatrie.
Sur le Web Irdes, Questions dâĂ©conomie de la santĂ© n° 306, mars 2026

