Depuis le dĂ©but des annĂ©es 2010, des dĂ©cisions du Conseil constitutionnel ont progressivement contraint le lĂ©gislateur Ă renforcer lâencadrement du recours aux soins psychiatriques sans consentement et Ă le soumettre Ă un contrĂŽle juridictionnel. Une dĂ©finition du recours Ă lâisolement et Ă la contention en psychiatrie a ensuite Ă©tĂ© inscrite dans le Code de la santĂ© publique (CSP) et ces mesures ont Ă©galement Ă©tĂ© soumises au contrĂŽle du juge.
En 2022, la France compte 76âŻ000 personnes hospitalisĂ©es en psychiatrie sans leur consentement. Lors de ses visites, le ContrĂŽleur gĂ©nĂ©ral des lieux de privation de libertĂ© (CGLPL) constate de nombreuses atteintes aux droits des patients, en particulier concernant leur libertĂ© dâaller et de venir et le recours Ă des mesures dâisolement et de contention hors du cadre strict dĂ©fini par le CSP.
Ce rapport prĂ©sente les voies de contrĂŽle juridictionnel prĂ©vues par le droit au bĂ©nĂ©fice des patients placĂ©s en soins sans consentement ou objet de mesures dâisolement et de contention, dresse un bilan de leurs effets sur les droits des patients et propose diverses pistes dâĂ©volution.

Sur le Web www.cglpl.fr

