Numéro 653 - fĂ©vrier 2026 actualitĂ©

psychiatrie

Hospitalisation sans consentement

L’effectivitĂ© des voies de recours

Depuis le dĂ©but des annĂ©es 2010, des dĂ©cisions du Conseil constitutionnel ont progressivement contraint le lĂ©gislateur Ă  renforcer l’encadrement du recours aux soins psychiatriques sans consentement et Ă  le soumettre Ă  un contrĂŽle juridictionnel. Une dĂ©finition du recours Ă  l’isolement et Ă  la contention en psychiatrie a ensuite Ă©tĂ© inscrite dans le Code de la santĂ© publique (CSP) et ces mesures ont Ă©galement Ă©tĂ© soumises au contrĂŽle du juge.

En 2022, la France compte 76 000 personnes hospitalisĂ©es en psychiatrie sans leur consentement. Lors de ses visites, le ContrĂŽleur gĂ©nĂ©ral des lieux de privation de libertĂ© (CGLPL) constate de nombreuses atteintes aux droits des patients, en particulier concernant leur libertĂ© d’aller et de venir et le recours Ă  des mesures d’isolement et de contention hors du cadre strict dĂ©fini par le CSP.

Ce rapport prĂ©sente les voies de contrĂŽle juridictionnel prĂ©vues par le droit au bĂ©nĂ©fice des patients placĂ©s en soins sans consentement ou objet de mesures d’isolement et de contention, dresse un bilan de leurs effets sur les droits des patients et propose diverses pistes d’évolution.

Sur le Web www.cglpl.fr