L’autisme est un trouble neurodéveloppemental qui peut se manifester entre 1 et 2 ans et qui affecte différents champs du développement de l’enfant : langage, sociabilité, développement moteur et sensoriel.
La HAS revoit les recommandations de 2005 et propose des solutions pour mieux repérer les enfants autistes et accélérer l’accès à un diagnostic et à des interventions personnalisées.
Si un diagnostic le plus précoce possible est recommandé, celui-ci n’en reste pas moins complexe à établir surtout durant la petite enfance, car il peut être confondu avec différents troubles pouvant altérer d’une façon similaire la communication sociale et les interactions, avec une affection neurologique ou d’autres troubles neurodéveloppementaux.
Si l’autisme de l’enfant est d’une faible sévérité et n’est pas associé à une déficience intellectuelle, il pourra aussi passer inaperçu jusqu’à ce que les exigences sociales soient plus importantes, l’enfant pouvant « compenser » jusqu’à un certain point ses difficultés.
Si le diagnostic de l’autisme est complexe, de premiers signaux d’alerte peuvent être repérés par les parents et les professionnels de la petite enfance et de l’enfance : absence de babillage, de pointage à distance avec le doigt ou de gestes sociaux (coucou, au revoir) avant 12 mois, de mots à 18 mois et au-delà , d’association de mots à 24 mois et au-delà . Les personnels des crèches et des écoles doivent ainsi être mobilisés pour porter une attention particulière et continue au développement de la communication sociale de chaque enfant. En parallèle, l’inquiétude que peuvent manifester les parents concernant le développement de leur enfant ne doit jamais être minimisée, mais systématiquement écoutée et prise en compte.
Dans le cadre des examens de santé obligatoires de 0 à 6 ans, l’enfant est régulièrement suivi par un médecin généraliste, un pédiatre ou un médecin de PMI. À chaque rencontre avec l’enfant, ce médecin doit systématiquement s’intéresser à la communication mais aussi à la motricité de l’enfant. Cela doit aussi être le cas lors des visites médicales scolaires, à l’entrée en maternelle et avant le CP. En cas de signaux d’alerte constatés par l’entourage ou le médecin lui-même, ce dernier doit consacrer une consultation dédiée à la recherche de signes de l’autisme. Si la suspicion d’autisme est confirmée, le médecin va orienter l’enfant vers une consultation spécialisée pour confirmer le diagnostic.
L’annonce du diagnostic aux parents devra s’accompagner d’une information précise sur les potentialités et difficultés de leur enfant dans les divers champs de son développement, et plus globalement sur le trouble de l’autisme. Les parents devront être accompagnés dans les démarches les amenant à un projet d’interventions personnalisé, élaboré avec eux et initié le plus rapidement possible.
Source www.has-sante.fr

