Les nouvelles données sur l’aide sociale des départements publiées par la Drees portent sur les dépenses, le personnel ou encore les bénéficiaires d’aides sociales aux personnes âgées ou handicapées, et sont issues de l’enquête « Aide sociale » menée annuellement auprès de l’ensemble des conseils départementaux français.
En décembre 2018, les personnes âgées bénéficient de 1,46 million d’aides sociales départementales, en France métropolitaine et dans les départements et régions d’outre-mer (Drom), hors Mayotte. Ce nombre augmente de 0,7 % par rapport à 2017. Ces prestations comprennent 54 % d’aides à domicile et 46 % d’aides à l’accueil. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA), à domicile ou en établissement, représente 90 % de l’ensemble des aides aux personnes âgées.
Le nombre d’aides sociales départementales allouées aux personnes handicapées s’établit à 546 200 au 31 décembre 2018, dont 70 % d’aides à domicile et 30 % d’aides à l’accueil. Son augmentation est de 2,8 % entre 2017 et 2018, et elle s’explique principalement par le développement de la prestation de compensation du handicap (PCH), accordée à 314 800 personnes et représentant 58 % des aides aux personnes handicapées.
Après déduction des recouvrements, récupérations et remboursements, les dépenses totales d’aide sociale départementale s’élèvent à 38,4 Md€ en 2018. Le premier poste de ces dépenses (31 %) est le RSA (11,8 Md€). Les montants consacrés à l’aide sociale à l’enfance (8,0 milliards), aux personnes handicapées (7,9 Md€) et aux personnes âgées (7,5 Md€) représentent chacun entre 20 % et 21 % du total. Enfin, les dépenses de personnel, des services communs et d’autres interventions sociales y contribuent à hauteur de 8 % (3,2 Md€).
Les dépenses nettes totales sont quasiment stables par rapport à 2017 (-0,2 % en euros constants). Cette tendance globale est le résultat de l’augmentation des dépenses d’aide sociale à l’enfance (+1,3 %), d’une part, et de plusieurs stagnations ou baisses d’autre part : une stabilité des dépenses nettes liées au RSA (0,0 %), une faible diminution – inédite – de celles d’aide sociale aux personnes handicapées (-0,2 %), une décroissance de celles liées aux aides aux personnes âgées (-0,6 %) et enfin un fléchissement marqué des autres dépenses nettes d’aide sociale (-3,1 %)…

