Numéro 600 - novembre 2020réflexion

organisation

Le manque d’anesthésistes

Limiter l’impact sur les blocs opératoires

Le bloc opératoire est un plateau technique complexe mobilisant de nombreux acteurs et différentes professions : chirurgiens, anesthésistes, infirmiers, infirmiers d’anesthésie, aides-soignants… Pour que les interventions se déroulent dans les meilleures conditions, tous ces acteurs sont indispensables et leurs interactions doivent être organisées de manière cohérente. Pourtant, depuis quelques années, les blocs ont du mal à disposer d’une équipe complète et à la hauteur du niveau d’activité chirurgicale requis pour répondre aux besoins du territoire. En résulte de multiples dysfonctionnements, pouvant entraîner des reports ou des annulations d’intervention, voire la fermeture de plages chirurgicales complètes. Toutes les catégories d’acteurs sont touchées de manière hétérogène, et l’une apparaît aujourd’hui comme limitante dans la grande majorité des blocs opératoires : celle des anesthésistes, ou médecins anesthésistes réanimateurs (MAR). Conséquence immédiate : de nombreux blocs opératoires se trouvent dans l’incapacité de tenir les organisations qu’ils avaient définies et assurées depuis plusieurs années. Quelles solutions pour sortir de cette situation et/ou optimiser le fonctionnement d’un bloc opératoire ?

Rôle et organisation des anesthésistes Au bloc opératoire, l’anesthésiste (ou MAR) est l’acteur en charge de l’anesthésie des patients pendant l’ensemble de la prise en charge. Assisté ou non par un/e infirmier/ère anesthésiste de bloc opératoire diplômé/e d’État (Iade), c’est lui qui anesthésie le patient avant l’intervention, qui surveille son état pendant toute la durée de l’intervention, qui est responsable de toute la phase de réveil à la suite du geste chirurgical jusqu’à la sortie de la salle de soins post-interventionnelle (SSPI), et qui assure l’analgésie post-opératoire. La grande majorité des interventions au bloc opératoire étant réalisées sous anesthésie, le chirurgien ne peut opérer son patient sans anesthésiste. Deux difficultés majeures permettent d’appréhender la complexité de l’organisation des anesthésistes au bloc opératoire, pourtant essentielle à la réalisation de l’activité chirurgicale : le ratio anesthésistes/salles et le nombre d’heures dans la journée d’un anesthésiste.   Nombre de Mar et de salles. De la même manière que pour les infirmiers/ères de bloc opératoire ...

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