Numéro 531 - décembre 2013réflexion

Entretien

La chirurgie esthétique

La société n’uniformise-t-elle pas les conceptions de la beauté ? Une enquête de l’International Society of Aesthetic Surgery de 2009 a souligné la forte augmentation des actes de chirurgie esthétique, notamment aux États-Unis, au Brésil et en Chine. Qu’en est-il en France ?  Entretien croisé avec Yannis Constantinidès, philosophe, et Jacques Mateu, chirurgien plastique.

Une enquête de l’International Society of Aesthetic Surgery en 2009 souligne la forte progression des actes de chirurgie esthétique, notamment aux États-Unis, au Brésil et en Chine. Pouvez-vous nous dire si, dans votre pratique, vous notez une évolution similaire ?  Jacques Mateu - Oui, absolument, et c’est un peu dans tous les domaines de la chirurgie esthétique qu’on observe ce phénomène d’expansion. La chirurgie esthétique se démocratise : je reçois de plus en plus de personnes de toutes les classes sociales, avec un regard sur le corps beaucoup plus acéré. En « libéral », je fais de la chirurgie réparatrice, plastique et esthétique; au début, je faisais beaucoup plus de réparatrice mais aujourd’hui, en raison de cette demande grandissante mais aussi par choix, je fais autant d’interventions de chirurgie esthétique que de réparatrice. Pour moi, ces deux disciplines de la chirurgie plastique doivent fonctionner ensemble, en parallèle ; chaque discipline se nourrit des techniques de l’autre. Qui plus est, le rapport avec les patients est différent et c’est une richesse pour ma pratique de pouvoir vivre ces deux facettes. Comment ...

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