Numéro 613 - février 2022dossier

qualité

Une filière handicap au sein d’un centre hospitalier

Opportunité ou incongruité ?

Si le rattachement d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à des hôpitaux est chose courante, il n’en est pas de même pour les structures médico-sociales relevant du champ du handicap. Pour exemple, en région Occitanie, quatre établissements hospitaliers publics possèdent une filière handicap plus ou moins étoffée. Parmi eux le centre hospitalier de Lannemezan : outre un Ehpad de 70 lits, il a développé une filière handicap comprenant une maison d’accueil spécialisée de 60 lits et un foyer d’accueil médicalisé  de 40 lits, une organisation pour accompagner le mieux possible les personnes fragiles.(1)

Niché dans les Pyrénées, le CHL est l’établissement référent en psychiatrie et santé mentale pour le département des Hautes-Pyrénées. Installé sur le site actuel depuis 1937, le CHL était alors dénommé « hôpital psychiatrique ». Les prises en charge s’effectuaient au long cours : les personnes internées qui en avaient la capacité participaient aux activités de la vie quotidienne – maraîchage, élevage, entretien des locaux, cuisine, travaux… – qui leur permettaient de se socialiser, de participer à la vie de l’établissement et de toucher un petit « pécule », leur argent de poche. L’hôpital psychiatrique vivait dans une presque autosuffisance, ce qui n’empêchait pas les relations avec la cité dans laquelle les personnes internées étaient bien acceptées.  Lieu de soins tout autant que lieu de vie, l’hôpital psychiatrique a évolué au fil des avancées médicales et des modalités de prise en charge. La partie soin devient prépondérante : l’hôpital psychiatrique n’est plus un lieu de vie, la participation des personnes internées diminue jusqu’à ne plus exister. L’établissement doit dispenser les soins ...

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