Numéro - novembre 2016

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] Je suis mĂ©decin, je prescris des mĂ©dicaments et des examens de laboratoire, je fais du dĂ©pistage, je tente de faire en sorte que mes patients bĂ©nĂ©ficient de toutes les innovations techniques ou thĂ©rapeutiques. Mais, dans le mĂȘme temps, je veille en conscience Ă  ne pas leur nuire (ce qui paraĂźt la moindre des choses mais ne va pas de soi !), Ă  mesurer en permanence le rapport bĂ©nĂ©fices/risques rĂ©sultant pour eux de mes dĂ©cisions, Ă  les informer et Ă  leur expliquer les choix que l’on peut faire ensemble dans une sorte de contrat moral et Ă©thique. Je m’efforce de ne pas appliquer mĂ©caniquement des recettes toutes prĂȘtes et d’agir de façon personnalisĂ©e en tenant compte du mode de vie des malades, de leur culture, de leurs croyances. Faut-il le rappeler ? La mĂ©decine ne doit pas oublier l’humain, qui est au centre de ses prĂ©occupations. Je ne prĂ©tends pas ĂȘtre un mĂ©decin exceptionnel. Simplement, comme beaucoup de mes confrĂšres, j’estime indispensable et salutaire que nous nous posions des questions sur notre exercice mĂ©dical, sur nos pratiques, sur la finalitĂ© de nos actes ; bref, il me semble primordial que nous donnions ...

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