Numéro 499 - octobre 2010dossier

Qualité des soins

Du bon usage d’un médicament anesthésique

La nécessaire rationalisation des dépenses pharmaceutiques a conduit les pharmaciens hospitaliers à cibler les médicaments coûteux sur lesquels ils peuvent agir en termes de bon usage, comme par exemple le Propofol, un anesthésique général intraveineux de courte durée d’action utilisé pour l’induction de l’anesthésie générale, qui représente un des premiers postes de dépenses en médicaments au sein du pôle anesthésie-réanimation chirurgicale du CHU de Caen. Les auteurs ont travaillé pour identifier les axes d’amélioration en termes de rationalisation des soins tout en préservant la qualité de la prise en charge des patients hospitalisés.

Une grande proportion des patients anesthésiés par du Propofol reçoivent ce médicament en bolus (injection intraveineuse d’une dose importante) à l’induction de l’anesthésie générale. En réanimation, la perfusion continue de Propofol est souvent utilisée selon des protocoles d’administration standardisés. Par ailleurs, l’évolution technologique des pousses seringues électriques intégrant des modèles pharmacocinétiques permet d’adapter au mieux l’anesthésie générale en adaptant le débit de la seringue en fonction des cibles thérapeutiques souhaitées au site d’action. Cette modalité d’administration dénommée « anesthésie intraveineuse à objectif de concentration » (Aivoc) a montré son intérêt à toutes les phases de l’anesthésie : induction, entretien, et réveil. La plupart des pousse-seringues utilisés au CHU dans ce contexte (Diprifusor) étaient captifs, ce qui imposait le recours à des seringues préremplies de Propofol commercialisées : Diprivan. Par conséquent, la pharmacie du CHU disposait à la fois de flacons génériques de Propofol 1 % et 2 %, d’ampoules génériques de Propofol et de seringues préremplies ...

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