Numéro 563 - février 2017dossier

Perspectives

Un CHU trop français ?

Vers les France University Hospitals

La réforme de 1958 a donné un élan considérable aux soins, à la recherche et à l’enseignement, notamment grâce à la mise en place du nouveau statut hospitalo-universitaire pour les praticiens qui a permis de façon originale de marier des corps de métiers différents pour un projet commun autour de la recherche, de l’innovation, de l’enseignement et de l’expertise en soins, sur la base du temps plein et du salariat des professionnels. Ce modèle n’a jamais été fondamentalement remis en cause : signe de son succès, les Assises hospitalo-universitaires 2016 ont été l’occasion d’en tirer un bilan positif et de proposer des évolutions pour qu’il s’adapte à l’avenir.

Une organisation originale en 1958, désormais « irréversible (1) » C’est l’ordonnance du 30 décembre 1958 qui instaure l’association par convention des centres hospitaliers régionaux publics et des facultés de médecine sous la forme des centres hospitaliers et universitaires (CHU). L’article 2 instaure la mission tripartite des CHU, « des centres de soins où, dans le respect des malades, sont organisés les enseignements publics médical et post-universitaire, ainsi que, sans préjudice des attributions des autres établissements de recherche et d’enseignement, la recherche médicale et les enseignements paramédicaux ». Cette réforme fondamentale est aussi la conséquence de la loi du 21 décembre 1941 (2) qui avait créé trois catégories d’hôpitaux : les centres hospitaliers régionaux dans les villes sièges de faculté, les centres hospitaliers et les hôpitaux de troisième catégorie. Dès 1941, Robert Debré proposait une réforme incluant la possibilité de travailler à temps plein pour les médecins, la fusion des carrières hospitalières et universitaires, le développement de la recherche et l’ouverture de l’hôpital à ...

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