Numéro 576 - mai 2018dossier

Immersion

La tentation de l’accréditation

L’exemple singulier de l’hôpital Cheik Khalifa Ibn Zaid

« Les services publics sont organisés sur la base de l’égal accès des citoyennes et citoyens, de la couverture équitable du territoire national et de la continuité des prestations. Ils sont soumis aux normes de qualité, de transparence, de reddition des comptes et de responsabilité et sont régis par les principes démocratiques consacrés par la Constitution. »
Art. 154 de la Constitution marocaine

À l’heure où il termine sa transition démographique, le Maroc fait face à un défi sans précédent de réforme de son système de santé. Pour permettre un développement auto-entretenu du Royaume, des réformes sociales se voulant d’ampleur ont vu le jour, telles que la mise en place, bien qu’inaboutie, d’une couverture médicale de base aux plus démunis. La réforme hospitalière est l’une des composantes essentielles de cette entrée dans la modernité de la protection sociale marocaine. La nouvelle constitution de 2011 a consacré explicitement la recherche d’un standard élevé et universel de qualité des prises en charges. L’émergence de cet enjeu révèle une dynamique de fond faisant du management par la qualité une préoccupation majeure des acteurs hospitaliers marocains. Il s’agit pour eux de répondre à la fois aux attentes d’une classe moyenne de plus en plus demandeuse de soins de qualité ainsi qu’à un positionnement d’excellence dans le monde médical africain. La procédure d’accréditation peine pourtant à voir le jour, faute de priorisation de cet enjeu au sein de la politique de santé ministérielle mais aussi faute ...

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