Numéro 597 - juillet 2020réflexion

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Résilience et risque psychologique chez les sapeurs-pompiers

Une expérience transposable à l’hôpital ?

Les sapeurs-pompiers sont confrontés de façon répétée à la détresse des personnes qu’ils sont amenés à secourir. Ils sont parmi les premiers intervenants à prendre en charge leurs souffrances, qu’elles soient physiques ou psychiques. Certaines interventions peuvent avoir une résonance particulière et ces professionnels du secours doivent mobiliser différentes ressources afin de préserver leur intégrité psychique. 

La résilience(1) est un concept d’origine physique, transféré en sciences sociales. Chez les sapeurs-pompiers, elle est secondaire à un traumatisme psychologique. Actuellement, autant dans la recherche que dans la pratique en psychologie clinique, le terme « traumatisme » désigne à la fois l’événement causal et l’éventail des réactions physiques et psychologiques suivant l’événement qui amène l’individu à la souffrance. Un événement traumatique peut être défini comme un incident susceptible d’avoir un impact considérable sur la personne qui le vit tant il est dérangeant, envahissant, et dépasse, de manière plus ou moins temporaire, ses ressources internes(2). De nombreux professionnels travaillent quotidiennement avec des personnes traumatisées. Les premiers intervenants tels que les pompiers, entre autres, sont en première ligne lorsqu’il s’agit d’intervenir auprès de personnes ayant vécu un traumatisme comme une agression, un accident, de la violence, ou des catastrophes naturelles. Dans le cadre de son activité opérationnelle, le sapeur-pompier est confronté de façon répétée à la détresse des victimes qu’il est ...

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