Numéro 504 - mars 2011dossier

Recherche clinique hospitalière

La nécessaire mutation

Depuis les années 1990, le décrochage de la France en matière de recherche clinique est avéré. Alors que l’excellence scientifique et la qualité du contexte réglementaire qui encadre les recherches menées par les équipes hospitalières et universitaires sont reconnues au plus haut niveau, le nombre de publications et d’inclusions décroît comparativement à l’essor que certains pays aux économies émergentes connaissent. Des réponses existent et concernent des clarifications désormais indispensables : simplifier la gouvernance de la recherche, mutualiser les moyens et renforcer la culture du résultat en favorisant l’appel à projets comme mode d’attribution des financements.

La recherche en santé se décline schématiquement en trois grands cadres – clinique, cognitif et translationnel – de plus en plus intriqués (figure 1) : la recherche clinique, menée par des médecins, a pour objet et finalité l’être humain, sain ou malade, dans tous les domaines qui concernent sa santé. Son apprentissage a pour cadre spécifique l’hôpital et tout particulièrement le CHU ; la recherche cognitive (ou fondamentale) tente de comprendre les systèmes biologiques qui régissent la vie. Elle est menée au sein des laboratoires des universités et des établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) par des chercheurs issus des filières scientifiques ; la recherche translationnelle a pour objectif de tester, chez des sujets sains ou malades, les hypothèses issues de la recherche fondamentale et, à l’inverse, de tester en laboratoire les hypothèses émises à partir de l’observation médicale. Elle implique une étroite collaboration entre chercheurs et médecins. [encadre_shortcode titre='enc_2011_158_01'] En pratique, il existe, pour un praticien ou un CHU, deux types d’engagement en recherche clinique ...

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