Numéro 504 - mars 2011dossier

Comités de protection des personnes

Des organismes de contrôle et d’assistance à la recherche clinique

Créés à l’origine par la volonté des parlementaires Huriet et Sérusclat en 1988, les comités de protection des personnes (CPP) ont pour but d’analyser et de donner un avis sur les protocoles de recherche portant sur l’être humain qui leur sont soumis. Ils examinent la valeur scientifique et la sécurité du projet, ainsi que le dispositif d’information et de recueil du consentement, afin de prévenir le non-respect des principes éthiques devant guider la recherche sur l’homme. Il existe aujourd’hui quarante CPP en France, chacun comportant quatorze membres nommés par les préfets. Au total, plus de 1 200 dossiers sont examinés chaque année. Intégrée au code de la santé publique, amendée en 2004, la loi qui régit ces comités est à nouveau en cours de modification, dans le sens d’une homogénéisation qui reste difficile.

La recherche clinique est une partie importante de la recherche médicale, longtemps négligée par les médecins. Les types de recherche sont nombreux. Il peut s’agir d’investigations à visée purement cognitive : comprendre des mécanismes physiologiques, déterminer des grandeurs de certains paramètres, faire des tests psychologiques. Dans tous ces cas, il s’agit d’investigations qui ne profitent pas à l’individu. Le sujet doit être informé et rémunéré. La recherche pharmacologique représente une part importante des travaux. Elle profite plus ou moins au patient. Un cas extrême est la première administration chez l’homme. Il s’agit de déterminer la tolérance du produit, de trouver les doses administrables et de faire une multitude de prélèvements pour suivre à la trace le produit dans l’organisme. Bien sûr, des essais chez l’animal ont eu lieu. Mais des surprises sont toujours possibles quand on passe à l’homme et il faut prendre des précautions considérables. Dans d’autres cas, le médicament est connu pour avoir une certaine efficacité, mais le moment est venu de les tester « en vraie grandeur » chez des patients et, ...

Vous pouvez lire la suite en vous identifiant ou en créant votre profil si vous ne l’avez pas encore fait.