Numéro 502 - janvier 2011dossier

Organisation

Optimiser la demande d’imagerie diagnostique

L’efficacité de la programmation et de la réalisation des examens d’imagerie dépend de la qualité des informations contenues dans la demande, de la fluidité de la circulation de cette demande et de la mise à jour des données relatives au patient hospitalisé. Après une phase d’analyse et de concertation entre tous les acteurs, le groupe hospitalier Lariboisière-Fernand Widal a mis en place un outil informatisé qui permet de répondre à ces caractéristiques et dont l’évaluation de l’impact est en cours. De nombreux hôpitaux envisagent de déployer cet outil qui permettra aussi de répondre aux critères d’évaluation de qualité que la Haute Autorité de santé met en place au niveau national.

La plupart des patients hospitalisés en médecine, chirurgie ou obstétrique ont besoin d’un examen d’imagerie. Pour ceux dont l’hospitalisation n’a pas été programmée (40 % des patients de notre groupe hospitalier), la demande d’examen est adressée au service d’imagerie pendant le séjour du patient. Dans les situations d’urgence, les cliniciens et les imageurs communiquent par téléphone. Dans la plus grande partie des cas, il n’y a pas d’échange direct. La demande circule sur un support, la plupart du temps papier. Or, le clinicien veut un examen pour son malade dans les meilleurs délais, le radiologue attend les informations cliniques qui lui permettent d’arbitrer sur la pertinence et le délai, le manipulateur de radiologie a besoin des informations relatives à l’état du patient qui lui permettront de réaliser l’examen dans les meilleures conditions. Le décret n°2003-270 du 24 mars 2003 définit très clairement et précisément la qualité et le type d’informations à échanger : « Art. R. 43-61. - Aucun acte exposant aux rayonnements ionisants ne peut être pratiqué sans un échange préalable d’information écrit entre le ...

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