Numéro 603 - février 2021dossier

performance

Optimisation des durées de séjour

L’impact sur les recettes hospitalières

Dans le cadre de la T2A et du financement prospectif au cas par le biais des groupes homogènes de séjour (GHS), les durées d’hospitalisation sont devenues un indicateur de performance des établissements de santé, qui peut se mesurer via l’indice de performance de la durée moyenne de séjour : IP_DMS. Cet indicateur est désormais utilisé à des fins de pilotage au sein des établissements et il est important pour eux d’évaluer quelle recette supplémentaire pourrait potentiellement être dégagée grâce à son optimisation. Les auteurs proposent ici une méthode permettant de répondre à cet enjeu.

En France comme dans d’autres pays de l’OCDE, les hôpitaux sont financés selon un modèle de paiement prospectif au cas basé sur la nomenclature des groupes homogènes de malades (GHM) et de leur traduction tarifaire : les groupes homogènes de séjour (GHS). Ce modèle de financement s’inscrit en France dans le cadre de la tarification à l’activité (T2A), montée en charge progressivement entre 2004 et 2012(1). L’objectif théorique d’un tel système de paiement est d’inciter les hôpitaux à un fonctionnement efficient en fixant un prix par GHS basé sur la moyenne des coûts observés dans les autres hôpitaux(2). En effet, du point de vue des hôpitaux et pour un GHS donné, une augmentation des durées de séjour implique une augmentation des coûts sans augmenter le financement lié à la facturation du GHS (chiffre d’affaires GHS). Pour une hospitalisation donnée, la recette perçue par l’établissement peut cependant être modulée par les durées de séjour extrêmes (voir ci-après). Des durées de séjour trop longues sont ainsi financièrement pénalisantes pour les établissements, lesquels sont incités à les optimiser. Il a d’ailleurs ...

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