Numéro 576 - mai 2018dossier

Immersion

L’offre de soins et protection sociale

D’importants progrès ont été réalisés ces dernières décennies dans le domaine sanitaire : l’extrême pauvreté et la faim ont pratiquement été éradiquées, même s’il reste des îlots de pauvreté, particulièrement dans les zones rurales. Pour ce faire, les dépenses de santé ont été augmentées, passant de 4,8 % en 1998 à 6,3 % en 2010. Toutefois, comme le mentionne l’OMS « cette part est encore inférieure à celles des pays ayant un niveau de développement similaire(1)». Son PIB par habitant le classe au 109e rang mondial (Banque mondiale, 2015) quand son indice de développement humain, qui prend en compte le niveau d’éducation, l’espérance de vie à la naissance et le PIB par habitant, le positionne au 123e rang.

Subissant le choc des printemps arabes, le Maroc a connu des contestations très fortes appelant à une démocratisation plus rapide et une meilleure prise en compte des problèmes sanitaires, économiques et sociaux. Une des façons de répondre à ces aspirations a été d’accélérer le rythme des réformes, particulièrement dans le domaine de la santé. Le droit à la santé est désormais inscrit dans la Constitution en son article 31, qui se présente comme suit : « L’État, les établissements publics et les collectivités territoriales œuvrent à la mobilisation de tous les moyens disponibles pour faciliter l’égal accès des citoyennes et des citoyens aux conditions leur permettant de jouir du droit : - aux soins de santé ; - à la protection sociale, à la couverture médicale et à la solidarité mutualiste ou organisée par l’État […]. » La situation sociale reste fragile, comme en témoignent actuellement les tensions fortes dans la région du Rif. Dans un discours tenu le 29 juillet à l’occasion de la fête du Trône (en l’honneur de son accession au pouvoir), le roi Mohammed VI a tenu des propos critiques, entendant par là ...

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