Numéro 595 - avril 2020covid-19

international

Le système de santé sud-coréen

Depuis le début de l’année 2020, tous les pays sont durement touchés par une pandémie totalement inattendue. Face à la situation, les États n’ont pas réagi de la même façon : les résultats demandent à être analysés pour en tirer des enseignements et mener de nouvelles démarches. Le 12 avril 2020, en République démocratique de Corée du Sud – 12e rang dans l’économie mondiale, 52 millions d’habitants, dont 90 % en zone urbaine –, ont été totalisés 10 537 cas confirmés de Covid-19, 217 décès et 7 447 personnes guéries. Comment le pays a-t-il géré cette pandémie pour obtenir des résultats aussi probants ?

En 1976, la Corée du Sud instaure son système de soins de santé national et la couverture santé par une assurance universelle. En 2004, elle le complète par le programme national d’assurance maladie, visant notamment les soins aux personnes âgées et les maladies incurables. Les classes sociales à faibles revenus peuvent accéder aux soins de santé publique, l’État ayant construit davantage d’infrastructures dans les régions à faibles revenus (voir cartes page suivante). La Corée du Sud s’est ainsi positionnée au deuxième rang mondial de l’indice des soins de santé (derrière Taïwan et devant le Japon(1)) et a vu la courbe de son offre de soins fortement grimper. Le système de santé sud-coréen est financé à hauteur de 40 % par l’État, 50 % par les cotisations sociales et 10 % par les taxes sur le tabac. Côté établissements, le développement du secteur privé a été fortement encouragé : 94 % des hôpitaux relèvent ainsi de ce secteur. Les services primaires sont assurés par des établissements privés spécialisés, les soins secondaires (médecins généralistes) et le secteur universitaire par des institutions à but non ...

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