Numéro 581 - décembre 2018graph

graph europe 2018

Le système de santé danois

Après Berlin en 2014, Londres en 2015 et Stockholm en 2017(1), la quatrième édition européenne du Groupe de recherche et d’applications hospitalières (Graph) s’est tenue à Copenhague du 6 au 9 juin 2018, avec pour objectifs d’élargir les horizons hospitaliers français, de mener une réflexion autour de modèles applicables à nos établissements et de comparer nos outils. L’occasion – grâce à des conférences données par les principaux acteurs danois et au cours de visites de terrain – d’analyser un système de santé qui, s’il présente des différences fondamentales avec le système français, est confronté à plusieurs défis, certains similaires, d’autres spécifiques, auxquels les réponses apportées pourraient sans doute, pour certaines du moins, être importées en France.

Un système financé par l’impôt, avec un rôle régional très marqué Fruit de l’histoire, la différence fondamentale entre nos deux systèmes de santé réside dans le mode de financement. Assis sur l’impôt dans le système danois, il diffère du système français inspiré de l’histoire bismarckienne et fondé sur les cotisations sociales(2). Le système de santé danois, lui, est basé sur une couverture universelle gratuite et l’égalité d’accès au système de santé. Le ministère de la Santé danois établit les grandes lignes de la politique de santé (figure 1). Le système de santé danois est fortement délégué aux régions. [encadre_shortcode titre='enc_2018_616_01'] Jusqu’en 2007, le Danemark comptait 14 départements, rassemblant entre 250 000  et 500 000 habitants. Ces départements pouvaient prélever l’impôt et étaient en charge de la santé. Un comité a estimé que ce niveau n’était pas pertinent. Cinq régions, dont la compétence principale est la santé (96 % de leur budget), ont été créées. Contrairement au modèle suédois, elles ne peuvent pas prélever l’impôt Elles disposent d’une dotation ...

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